Les Palmes d'or depuis leur création

De « La Dolce Vita » à « Amour » en passant par « Apocalypse Now », des monuments du cinéma mondial ont remporté la récompense suprême à Cannes.
Voici la liste des lauréats du plus prestigieux prix du cinéma :
- 1946 : tous les films sélectionnés repartent avec un prix
- 1947 : six films sont récompensés en fonction de leur genre: dessin animé, comédie musicale, documentaire...
A partir de 1949, un Grand prix récompense le meilleur film de la compétition
- 1949 : « The third man » (« Le troisième homme ») de Carl Reed
- 1951 : « Spiegel van Holland » (« Miroirs de Hollande ») de Bert Haanstra, « Fröken Julie » (« Mademoiselle Julie ») d'Alf Sjöberg et « Miracolo a Milano » (« Miracle à Milan ») de Vittorio de Sica
- 1952 : « The tragedy of Othello: the moor of Venice » (« Othello ») d'Orson Welles et « Due soldi di speranza » (« Deux sous d'espoir ») de Renato Castellani
- 1953 : « Le salaire de la peur » d'Henri-Georges Clouzot
- 1954 : « Jigoku-Mon » (« La porte de l'enfer ») de Teinosuke Kinugaza
La Palme d'or est décernée pour la première fois en 1955
- 1955 : « Marty » de Delbert Mann
- 1956 : « Le monde du silence » de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle
- 1957 : « Friendly Persuasion » (« La loi du seigneur ») de William Weyler
- 1958 : « Letiat Jouravly » (« Quand passent les cigognes ») de Mikhaïl Kalatozov
- 1959 : « Orfeu Negro » de Marcel Camus
- 1960 : « La Dolce Vita » de Federico Fellini
- 1961 : « Viridiana » de Luis Bunuel et « Une aussi longue absence » d'Henri Colpi

- 1962 : « O pagador de promessas » (« La parole donnée ») d'Anselmo Duarte
- 1963 : « Il Gattopardo » (« Le Guépard ») de Luchino Visconti
De 1964 à 1974, le Festival de Cannes décide de revenir à la remise d'un Grand prix international
- 1964 : « Les parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy
- 1965 : « The knack and how to get it » (« Le knack... et comment l'avoir ») de Richard Lester
- 1966 : « Un homme et une femme » de Claude Lelouch et « Signore e Signori » (« Ces messieurs-dames ») de Pietro Germi
- 1967 : « Blow Up » de Michelangelo Antonioni
- 1969 : « If » de Lindsay Anderson
- 1970 : « M.A.S.H. » de Robert Altman
- 1971 : « The go-between » (« Le messager ») de Joseph Losey
- 1972 : « La classe operaia va in paradiso » (« La classe ouvrière va au paradis ») d'Elio Petri et « Il caso Mattei » (« L'affaire Mattei ») de Francesco Rosi
- 1973 : « Scarecrow » (« L'épouvantail ») de Jerry Schatzberg et « The hireling » (« La méprise ») d'Alan Bridges
- 1974 : « The conversation » (« Conversation secrète ») de Francis Ford Coppola
En 1975, la Palme d'or redevient le prix le plus prestigieux du palmarès
- 1975 : « Chronique des années de braise » de Mohammed Lakhdar-Hamina
- 1976 : « Taxi Driver » de Martin Scorsese
- 1977 : « Padre Padrone » de Vittorio et Paolo Taviani

- 1978 : « L'arbero dei zoccoli » (« L'arbre aux sabots ») d'Ermano Olmi
- 1979 : « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola et « Die Blechtrommel » (« Le tambour ») de Volker Schloendorff
- 1980 : « All that jazz » (« Que le spectacle commence ») de Bob Fosse et « Kagemusha » d'Akira Kurosawa
- 1981 : « Czlowiek Z Zelaza » (« L'homme de fer ») d'Andrezj Wajda
- 1982 : « Missing » de Costa-Gavras et « Yol » de Yilmaz Guney
- 1983 : « Narayama-Bushi-ko » (« La ballade de Narayama ») de Shohei Imamura
- 1984 : « Paris Texas » de Wim Wenders
- 1985 : « Otac na sluzbenom putu » (« Papa est en voyage d'affaires ») d'Emir Kusturica
- 1986 : « Mission » de Roland Joffé
- 1987 : « Sous le soleil de Satan » de Maurice Pialat
- 1988 : « Pelle Erobreren » (« Pelle le conquérant ») de Bille August
- 1989 : « Sex, lies and videotape » (« Sexe, mensonges et vidéo ») de Steven Soderbergh
- 1990 : « Wild at heart » (« Sailor et Lula ») de David Lynch

- 1991 : « Barton Fink » d'Ethan et Joel Coen
- 1992 : « Den goda viljan » (« Les meilleures intentions ») de Bille August
- 1993 : « Bawang bieji » (« Adieu ma concubine ») de Kaige Chen et « The piano » (« La leçon de piano ») de Jane Campion
- 1994 : « Pulp Fiction » de Quentin Tarantino
- 1995 : « Underground » d'Emir Kusturica
- 1996 : « Secrets and lies » (« Secrets et mensonges ») de Mike Leigh
- 1997 : « Unagi » (« L'anguille ») de Shohei Imamura et « Tam'e guilass » (« Le goût de la cerise ») d'Abbas Kiarostami
- 1998 : « Mia eoniotita ke mia mera » (« L'éternité et un jour ») de Theo Angelopoulos
- 1999 : « Rosetta » de Jean-Pierre et Luc Dardenne
- 2000 : « Dancer in the dark » de Lars Von Trier
- 2001 : « La stanza del figlio » (« La chambre du fils ») de Nanni Moretti
- 2002 : « The pianist » (« Le pianiste ») de Roman Polanski
- 2003 : « Elephant » de Gus Van Sant
- 2004 : « Farenheit 9/11 » de Michael Moore
- 2005 : « L'enfant » de Jean-Pierre et Luc Dardenne
- 2006 : « The wind that shakes the Barley » (« Le vent se lève ») de Ken Loach
- 2007 : « 4 luni, 3 saptamini si 2 zile » (« 4 mois, 3 semaines et 2 jours ») de Christian Mungiu
- 2008 : « Entre les murs » de Laurent Cantet
- 2009 : « Das weiss band » (« Le ruban blanc ») de Michael Haneke

- 2010 : « Lung Boonmee raluek chat » (« Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ») d'Apichatpong Weerasethakul
- 2011 : « The tree of life » de Terrence Malick
- 2012 : « Amour » de Michael Haneke
- 2013 : « La vie d'Adèle - Chapitre 1 & 2 » d'Abdellatif Kechiche. Pour la première fois, la Palme est attribuée aussi aux actrices principales, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux
- 2014 : « Winter sleep » de Nuri Bilge Ceylan
- 2015 : « Dheepan » de Jacques Audiard
- 2016 : « Moi, Daniel Blake » de Ken Loach
- 2017 : « The Square de Ruben » Östlund
- 2018 : « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-eda
- 2018 : « Le Livre d'image » de Jean Luc Godard
- 2019 : « Parasite » de Bong Joon-ho
- 2020 : Pas de festival pour cause du Covid-19
- 2021 : «Titane de Julia » Ducournau
- 2022 : « Sans filtre » de Ruben Östlund
- 2023 : « Anatomie d'une chute » Justine Triet
- 2024 : « Anora » Sean Baker