1954 - 1975 : deux Vietnam

La victoire des forces communistes vietnamiennes en 1954 met fin au pouvoir colonial de la France en Indochine.
Les accords de Genève créent deux entités vietnamiennes distinctes et prévoient des élections dans les deux ans.
Or, la division du pays se poursuivra pendant 21 ans.
Un accord de compromis, mis au point par la France et la Chine, divise le Vietnam au niveau du 17e parallèle (au-dessus de la ville de Hué), dans l'attente d'un accord politique. Celui-ci doit être réalisé par le biais d'élections nationales.
Un cessez-le-feu est également adopté et le Vietminh - les forces communistes dirigées par Ho Chi Minh qui ont vaincu les troupes françaises - se retire du sud du Vietnam.
Les Etats-Unis et les Vietnamiens du sud refusent de signer les accords de Genève.

La République démocratique du Vietnam, dirigée par un régime communiste, contrôle le nord du pays, avec l'appui de la Chine et de l'Union soviétique.
Le sud est placé sous l'autorité de la République du Vietnam, soutenue par les Etats-Unis.
En 1956, à l'expiration du délai de deux ans, le responsable du Sud-Vietnam, Ngo Dinh Diem, convaincu d'une victoire de Ho Chi Minh - qui a autoproclamé l'indépendance du pays en 1945 - refuse de convoquer les élections.
Un an plus tard, les insurgés communistes reprennent les armes, cette fois contre les forces du régime de Diem.

Les Etats-Unis envoient des troupes au Vietnam à partir de 1965, de même que d'autres alliés du Sud-Vietnam : l'Australie, la Corée du sud et la Thaïlande.
En 1973, les Accords de Paris mettent fin à l'intervention militaire américaine.
La chute de la capitale du Sud-Vietnam, Saïgon, aux mains des forces communistes le 30 avril 1975 entraîne la réunification du pays, avec Hanoï comme capitale.
Avant la réunification, le Nord-Vietnam occupait 158.780 km2 et sa population comptait 22,5 millions d'habitants.
La République du Sud-Vietnam couvrait 171.000 km2, avec une population de 19,3 millions d'habitants.