Les piques et répliques de François Mitterrand

A l'écrit comme à l'oral, François Mitterrand maniait avec brio piques et répliques. Voici quelques flèches décochées par celui qui rêvait d'être "un Voltaire qui aurait écrit Le Contrat social" de Rousseau.
Sur de Gaulle et le gaullisme : "Autrefois, de Gaulle était de Gaulle. Il n'est maintenant qu'un gaulliste" (1967)
"Le génie du gaullisme consistait à réveiller la France en endormant les Français" (1969)
Sur Valéry Giscard d'Estaing : "Giscard a présenté sa candidature. On attendait plutôt qu'il nous présente des excuses !" (1981)
"Il adore prédire et déteste prévoir"
Sur Jacques Chirac : "C'est un type sympathique, dommage qu'il manque de structure mentale"
"J'ai bien cru, à un moment, qu'il voulait me placer une assurance" (après leur débat de 1988)
Sur Michel Rocard : "Il a du talent, mais a-t-il des qualités ?" (1978)
"Quand on persécute un homme trois ans de suite, c'est qu'il a le goût de la persécution !" (1991)

Sur Charles Pasqua : "Pasqua ? Un Fernandel triste" (1987)
Sur Edith Cresson : "Je lui ai dit qu'elle avait le devoir de se rendre impopulaire. Je ne pensais pas qu'elle réussirait aussi bien" (1992)
Sur Jacques Delors : "Il aimerait bien être président, sans être candidat"
Sur Margaret Thatcher : "Elle a les lèvres de Marilyn et les yeux de Caligula"
"Elle a les yeux de Staline et la voix de Marilyn"
Sur Roland Reagan : "Un homme du far-west, ça vaut peut-être mieux qu'un énarque"
Sur la presse : "La presse est un pouvoir sans conscience, sans règles, qui n'a rien de démocratique, sauf qu'il est nécessaire à la démocratie"