Les mots du changement climatique
Explication des mots, sigles, appellations liés au changement climatique, utilisés dans ce dossier :

- Accord de Paris :
accord signé à Paris en décembre 2015 durant la COP21 dans lequel la communauté internationale s'est engagée à limiter la hausse moyenne des températures « bien-en deçà de 2° Celsius » par rapport au niveau d'avant la Révolution industrielle et, de préférence, à limiter cette hausse à 1,5°C.
- Biodiversité :
désigne la variété des formes de vie sur la Terre. La crise de la biodiversité correspond à l'appauvrissement de cette diversité en raison de l'activité humaine.
La planète a perdu en moyenne près de 70% de ses populations d'animaux sauvages en une cinquantaine d'années (évaluation du Fonds mondial pour la nature, WWF)
Les principales causes de la crise de la biodiversité sont : la destruction des habitats, la surexploitation des ressources naturelles, les changements climatiques, la pollution.
L'accord sur la biodiversité, signé en décembre 2022 à Montréal (Canada), vise à sauvegarder "d'ici 2030, au moins 30% des zones terrestres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines".
- COP :
ce sigle signifie « Conference of parties ». Les COP sont de grandes conférences internationales sur le climat qui réunissent les États engagés depuis 1992 par la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
- Déforestation :
réduction des surfaces couvertes par les forêts, en raison de l'activité humaine, en particulier pour les transformer en terre agricole. 100 millions d'hectares de forêt ont été perdus en 20 ans, selon l'Onu. Cette tendance réduit la capacité d'absorption et de stockage de CO2 par la Terre.
- Effet de serre :
phénomène naturel qui permet de maintenir la température moyenne sur Terre à +15°C. L’atmosphère autour de la Terre agit comme une serre géante dont les vitres laissent passer les rayons du soleil mais retiennent à l'intérieur une partie de la chaleur.
Les gaz à effet de serre (GES) jouent le rôle de la vitre : principalement la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).
L'activité humaine accroît la concentration de ces gaz dans l’atmosphère : le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles, de la déforestation ou le méthane émis par l'agriculture.
Plus concentrés dans l’atmosphère, ces gaz amplifient l’effet de serre et font augmenter les températures à la surface du globe.

- Giec :
ce sigle signifie Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat. Le Giec est un groupe d'experts qui analyse le changement climatique, ses conséquences et les stratégies d'adaptation possibles.
Le but du Giec, créé en 1988, est de fournir aux gouvernements des éléments scientifiques utiles pour élaborer des politiques dans le domaine du climat et des bases pour les négociations lors des conférences sur le climat.
Le Giec synthétise les travaux existants. Son fonctionnement repose sur les contributions bénévoles de milliers de spécialistes. En 2007, le Giec a reçu le prix Nobel de la Paix.
Beaucoup déplorent le manque de réaction des gouvernements et décideurs face aux rapports alarmants du Giec sur la rapidité et les conséquences désastreuses du dérèglement climatique.
- Neutralité carbone :
consiste à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre qu'on n'en absorbe via, par exemple, les forêts, les sols ou les océans. Le Giec a estimé en 2018 que pour limiter à 1,5°C la hausse des températures, il faudrait atteindre la neutralité carbone dès 2050. L'Union européenne (UE) et de nombreux autres pays dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni s’y sont engagés, d’autres s’engageant pour 2060 ou après.
- Permafrost ou pergélisol en français :
sous-sol gelé de l'Arctique et de la Sibérie qui représente 25% des terres émergées de l'hémisphère nord.
Son réchauffement représente un danger climatique majeur : la hausse de la température de ces terres, gelées depuis des dizaines de milliers d'années, va libérer d'importantes quantités de gaz à effet de serre.
On estime que le pergélisol contient 1.700 milliards de tonnes de carbone, soit deux fois plus que dans l'atmosphère.